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Remède à l’américaine pour les vignes européennes |
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Trop de vins européens de mauvaise qualité, une surproduction chronique et des vins du Nouveau Monde qui gagnent du terrain dans les supermarchés. Après plus d’un an de débats avec les professionnels, la Commission européenne pense avoir trouvé la solution pour sauver la filière européenne. Elle a présenté, hier, un vaste projet de réforme. «Nous gaspillons actuellement trop d’argent pour nous débarrasser des excédents de vin au lieu d’améliorer notre compétitivité et d’assurer la promotion de nos vins», a affirmé Mariann Fischer Boel, la commissaire à l’Agriculture. Car, si l’UE reste de loin le principal producteur et exportateur mondial de vin, les vins australiens, californiens, chiliens ou encore sud-africains, grâce à un modèle de production plus industriel, des prix moins chers et un marketing agressif, ne cessent de gagner des parts de marché. Au cours des dix dernières années, les importations ont augmenté de 10 % par an.
Alors comment faire ? Premier objectif de la Commission : mettre fin à la surproduction. Pour cela, elle propose deux remèdes chocs. D’abord, supprimer les aides à la distillation qui favorisent la production de vins de mauvaise qualité et coûtent environ 500 millions d’euros par an à l’Union, soit le tiers du budget que l’Europe consacre au secteur. Ensuite, organiser un plan d’arrachage de 200 000 hectares de vignes moyennant d’importantes compensations financières (au total 1,2 milliard d’euros). Avec ces mesures, les moins compétitifs vont donc être poussés à partir.
Deuxième objectif : encourager une l’industrialisation du secteur. Au 1 er janvier 2014, l’exécutif européen propose de libéraliser les droits de plantation. C’est cette mesure qui suscite le plus de critiques chez les professionnels, avec la réforme de l’étiquetage. «Tout le système européen repose sur les indications géographiques protégées qui distinguent justement les vins de qualité des vins de table», assure Jean-Louis Piton, de Copa-Cogeca, la principale fédération européenne de syndicats agricoles. Bruxelles assure au contraire que la complexité des règles d’étiquetage des bouteilles déroute le consommateur. La France, premier pays producteur de vin au monde, a déjà fait savoir que le texte était inacceptable. «Nous avons encore beaucoup de travail pour convaincre la Commission qu’il faut faire bouger ce projet», a déclaré le ministre de l’agriculture Michel Barnier. Ce qui promet de longues heures de négociations.
Julie Majerczak www.liberation.fr
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 | Publié le 28 septembre 2007 à 10:30:21 MST |
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 Vins et commerce | dernière article ajoutée 2007-11-25 13:01:14
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